
Mise en scène :
Avec :
Caroline Pallarès
Laurent Duverger
Bérangère Mehl
Delphine Orleach
Jean-Sébastien Oudin
Caroline Pallarès
Giovanni Vitello
Electro – acoustique :
Dan Digital
• mercredi 15 juin 2011 dans le cadre des 20 ans des voies naviguables de France à Saint Dizier (52)
Canal du Centre en Bourgogne (71)
• samedi 06 aout 2011 à la halte nautique de Saint Julien sur Dheune à 21h
• samedi 13 aout 2011 à la halte nautique de Génelard à 21h
• lundi 15 aout 2011 fête de l'eau au pont canal de Digoin à 21h
• samedi 17 septembre journée du patrimoine au port de plaisance de Joinville le pont (94)
Argan est malade, Malade comme le monde. Paranoïa, obsession, angoisse sont les maux du monde.
Alors Argan est malade comme tout le monde.
Lorsque sa santé est en jeu, il perd tout son bon sens et livre généreusement son corps aux potions des apothicaires.
Entre rêve et réalité, il plonge yeux fermés dans les pièges que lui tend Béline son épouse ; boit la tasse à chaque diagnostic de son médecin, et lorsque Toinette sa fidèle servante le ramène à la raison, il remonte le courant sur le dos…en crawl.

Note D’intention
La dépression a provoqué ces dernières décennies un profond questionnement sur la nature même de la souffrance humaine. On a vu apparaitre des alternatives causes d’un large débat social… « Le patient va chercher chez le médecin une prescription qui valide une manière de comprendre sa souffrance, au travers d’une théorie accessible à tous. » (Tremine, 1995)
L'ensemble de l'action est vue à travers le prisme d'un malade imaginaire qui oscille entre hallucinations et période de lucidité féroce. Il veut survivre à sa famille, se protéger des manipulations dont il est l'objet, devenir intouchable et se créé son ilot représenté dans la mise en scène par le pont d'une péniche ancrée au milieu de l'eau, sur laquelle Toinette, Angélique, Cléante et les autres empruntent les escaliers labyrinthiques apposés au bateau, pour parvenir jusqu'à lui.

Sur le plan d'eau, défilent divers objets flottants surdimensionnés, au rythme de la pensée du protagoniste.
Le public est à quai. Le spectacle dure 1h30, et se joue à la tombée de la nuit. La lumière en cohérence avec le parti pris de mise en scène découpe des espaces irréels, et donne à voir au spectateur, une nouvelle interprétation de l'œuvre de Molière.
La voix des personnages sonorisés, sert de matière au musicien électroacoustique, qui développe ainsi en direct tout un univers sonore à la fois rythmique et déstructuré.

La scénographie :
Le bateau joue comme un élément scénographique. Un îlot, un no man’s land perdu au milieu de nulle part. De part et d’autres des marches montent, descendent, laissent imaginer un labyrinthe sans fin. Une mise en abime de l’esprit tortueux du protagoniste. Au milieu le fauteuil en forme de pieuvre aux tentacules démesurés. Puis l’espace du rêve duquel surgit des personnages fantasmagoriques, un lien direct et concret avec l’âme d’Argan. Il y a aussi le radeau qui dans un premier temps fait partie intégrante de la péniche, puis il décroche aussi emportant à son bord Angélique et Cléante… Les couleurs : jaune, rouge, orange, ocre. Argan marche sur l’eau dans un halot de fumée ; tandis que Béline se prélasse une baignoire flottante… Des cygnes changeant de taille, de forme dérivent au gré des eaux…

Nous sommes techniquement autonome et avons besoin de 2 prises 32 mono protégées sur la berge.
(fiche technique complète sur demande)
spectacle musical inspiré du roman de Tom Robbins
Un road movie théâtral et musical.
Un aller simple dans le Dakota jusqu'au Ranch de la Rose de Caoutchouc.
L'incroyable épopée de Sissi Hankshaw, sur les routes américaines des années 70.
Là où le goudron colle, ou l'asphalte s'effrite, comme le gâteau d'anniversaire abandonné du diable, ou le ciment traduit en braille Lou Reed, Neil Young, les Doors et bien d'autres...

electronique : Dan Digital
guitare, machines : Stéphane Hoareau
voix : Caroline Pallarès
batterie : Iannik Tallet
vidéo : Giovanni Vitello